Fondation Nicole-Debarge
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La faune dans la carrière

L’art du camouflage

Le Criquet à ailes bleues (Oedipoda coerulescens)
vit au sol dans des terrains minéraux à végétation clairsemée. Sa coloration, du gris clair au brun foncé selon les cas, épouse celle du substrat sur lequel il se tient immobile.
On ne le découvre en général qu’au moment où il s’envole et déploie ses ailes d’un bleu azuré.
Une espèce plus rare (Oedipoda germanica) a les ailes rouges.

 
La chenille du Flambé (Iphiclides podalirius)
En mai, la jeune chenille noire ressemble à une crotte d’oiseau à la surface d’une feuille.
En juin, lorsqu’elle est devenue trop grosse pour être confondue avec une chiure, elle devient verte à l’occasion d’une mue et prend l’aspect d’une feuille entière.
A ce moment, elle se place directement sur le rameau, ce qui renforce le mimétisme avec une feuille.

Les insectes qui fuient le «propre en ordre»

Le Phaneroptère (Phaneroptera falcata) pond sous l’épiderme des végétaux herbacés. Ses œufs passent ensuite l’hiver dans les chaumes desséchés avant d’éclore au printemps suivant.

Les larves des cétoines se développent lentement dans les amas de terreau en décomposition.


Phaneroptera falcata


Cétoine Trichius fasciatus

Diverses abeilles solitaires construisent leurs nids dans les tiges sèches et leurs progénitures y séjournent jusqu’au printemps suivant.

La vie des papillons

Chaque espèce de papillons rencontré dans la carrière dépend d’une plante-hôte. Le Porte-queue (Papilio machaon) se nourrit exclusivement d’ombellifères (famille de la carotte).
Le Citron Gonepteryx rhamni s’alimente seulement sur le nerprun, et ainsi de suite.


Papilio machaon - papillon


Papilio machaon - chenille

L’habitat rocheux

Certaines espèces ont besoin de parois avec surplombs à l’abri de la pluie pour y construire leur habitat en maçonnerie.
C'est le cas pour l’hirondelle des rochers, les guêpes potières (Eumenidae) ou les abeilles maçonnes (Megachile parietina).


Hirondelle des rochers


Paroi avec nid d'hirondelles


Guêpe potière (Eumenidae)

Un hôte inattendu

Dans ce milieu sec, minéral et ensoleillé, on s’attend certes à trouver des reptiles (il y en a), mais pas des batraciens (il y en a pourtant aussi !).
Une dépression récoltant les eaux de pluie abrite une petite mare dans laquelle s’ébattent des larves de salamandre tachetée et occasionnellement des têtards de grenouilles.


Les textes ainsi que les photographies ont été réalisés par Raymond Delarze et Eric Morard - Bureau d’Etudes Biologiques à Aigle.